Histoire de survie dans les rue de kinshasa

Kinshasa : Une histoire de survie dans les rue de la ville

Une rue est un lieu qui n’est pas destiné à la résidence. La rue est quelque chose d’intermédiaire entre le quelque part et le nulle part. Alors qu’une maison a une stabilité et une permanence, la rue a une impermanence. La rue, ce lieu ambigu entre où l’on ne peut vivre et où l’on doit vivre.  Aujourd’hui on parle de la #street ! C’est dans notre langage en disant qu’ici c’est la #stret mais que connaissons nous de cette street ? Qu’est-ce que  c’est de vivre dans la rue ? D’appartenir à cette street ? 

Nous vous proposons l’histoire d’un garçon de la #street à Kinshasa : 

Ce petit devenu grand garçon s’appelle Elikia , qui a grandit dans la rue. Elikia a grandit dans les rues de Kinshasa, il raconte qu’il s’est retrouvé dans la rue lorsqu’il avait 5ans. Son père étant décédé à l’age de 3 ans sa mère s’est remarié avec un autre homme. Au début s’était plutôt bien, jusqu’à ce que son beau-père commence à le violenter et le maltraiter.

Alors, à 5 ans il fugue de la maison et se retrouve à la rue. Plusieurs chose se passe dans cette  « Rue qui est devenue ma seconde vie » Il y rencontre son premier amour, Esengo, celle qui lui faisait oublier la rue, les cris des gyrophares, le son de la pluie à 3h du matin, les matrack des policiers et les insultes des passants.

Esengo, c’était ma « lune, mon havre de paix, mon soleil » Elikia n’avait que 15ans quand il est tombé amoureux de Esengo, elle en avait 14. Avec la rue leur histoire n’a pas survécu. Non pas que Elikia ne voulait pas d’elle, mais Esengo a du se prostituer pour survire, amoureux Elikia ne supportais pas de la voir avec des « tontons » et de « suggar daddy » 

Dans la rue il n’y a pas eu que son premier amour, il y a eu aussi sa première bagarre. A 10 ans il a connu sa première «  vraie bagarre » 

une histoire de survie dans les rues de kinshasa

J’étais encore un enfant, dans la rue il faut survivre il faut se battre pour rester en vie, je venais de récupérer un «  spot » et une bande de jeunes m’avait agressé pour que je ne reste plus dans cet endroit. J’ai voulu me défendre.  

La police n’a pas intervenu, la police elle n’intervient pas, la police elle est silencieuse… Elle ne nous entends pas, elle ne nous voit pas… Elle nous utilise.

Kinshasa : La rue, la transformation

A 16 ans je me suis retrouvé  » Kulunas » est-ce que j’avais le choix ? je ne pense pas, il fallait survire, se nourrir, et « exister »

Lorsqu’on vous viole sans état d’âme et qu’on vous utilise comme un objet sexuel vous n’avez plus de pitié. J’avais 15 ans quand j’ai été violé par des hommes. D’autres vous utilisent pour assouvir leurs passions, certains c’est par cruauté  » parce que j’étais violé, moi aussi je viole »

Vous me dirais pourquoi ne pas chercher un travail ? un travail de coup de main ? J’ai essayé, j’ai essayé. Mais quand vous toquer à la porte d’une maison, famille et que le proprio comprends que vous n’avez pas de domicile il vous chasse, vous traite de sorcier et/ou de voleur. – sans Issue 

Il faut dire que j’ai fréquenté des associations, des maisons d’accueil mais je ne me sentais pas chez moi, car cette rue est devenue mon chez moi. Ma maison et mon lieu de refuge. 

La rue a été ma deuxième vie. C’est là que j’ai appris beaucoup de choses. Comment me défendre, comment me tenir au chaud et au sec, comment m’entendre avec des gens de tous horizons, comment me protéger de ce qui pourrait me nuire, ou m’aider. C’est vrai, je suis devenu ce que ne voulais pas, un brigand et un jeune qui vole aux arrêts de taxi de la ville de #Kinshasa.

En conclusion,

La rue vous pousse à bout, la rue fera naitre en vous cette partie obscure que vous ne connaissez pas de vous. 

Elikia

Et nous qu’est-ce qu’on propose ?

Aujourd’hui WAZAI ne peux pas changer la vie de ce jeune garçon mais notre combat est d’éviter que cette histoire se reproduise, et si le processus a déjà commencé, d’éviter qu’il arrive à terme. C’est le but du programme la maison de l’espoir, d’accueil des jeunes garçon comme Elikia et changer leur histoire ! Vous pouvez faire parti de ce projet en faisant un don.

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