Le droit à l’éducation est un droit fondamental pour les enfants, énoncé à l’article 26 de la Convention relative aux droits de l’enfant. Il s’agit d’un droit inconditionnel qui s’applique à tous les enfants, sans discrimination fondée sur le handicap, la race, l’ethnie, le sexe, la religion ou la famille, qu’ils vivent dans une zone urbaine ou rurale, dans une communauté indigène ou dans un pays développé.
Cependant, dans certaines régions du monde, les enfants ne sont pas scolarisés. Il existe une grande disparité entre les pays pauvres et les pays riches. Tandis que les possibilités d’éducation à tous les niveaux restent très limitées dans les pays en développement. Tels que la République démocratique du Congo (RDC).
Des études ont montré que l’éducation aide à réduire considérablement la pauvreté et contribue à la croissance économique. Avec le potentiel d’améliorer les résultats en matière de santé et d’égalité des sexes. Cette note d’information souligne l’importance de l’éducation. En résumant les nombreux avantages de l’investissement dans l’éducation et l’impact qu’il a sur l’amélioration des chances et des opportunités dans la vie.
Education : La situation en RDC
Selon l’UNICEF, au moins 1,2 million d’enfants en RDC ne sont pas scolarisés en raison de conflits. Ces conflits durent depuis très longtemps. En outre, les enfants ne vont pas à l’école à cause de la pauvreté, des mariages précoces et de l’exploitation sexuelle.
La constitution prévoie la gratuité de l’enseignement primaire et le droit à l’égalité des chances dans l’enseignement supérieur. Cependant, le gouvernement n’est pas impliqué dans la formulation de politiques visant à éliminer ces problèmes.
Dans les pays en développement comme la RDC, de nombreux enfants ne sont pas scolarisés. Plusieurs raisons : La pauvreté et le manque d’infrastructures (par exemple, le nombre insuffisant de salles de classe). En outre, certains enfants ont été victimes d’abus sexuels, de la part d’enseignants ou d’autres adultes qui avaient accès à eux à l’école..
Le rapport mondial (1999) indique qu’il y a environ trois millions de réfugiés en République du Congo. Environ 15 % des enfants réfugiés en âge d’aller à l’école n’y sont pas allés en 2002. Selon une enquête menée par la division de l’éducation du HCR (2003), environ deux millions d’enfants réfugiés n’allaient pas à l’école en 2000

L’éducation face à la guerre
La guerre a également entraîné une baisse du taux de scolarisation des filles. En plus d’être privées de besoins fondamentaux tels que la nourriture et le logement, les filles sont souvent mariées précocement par leur famille afin qu’elles puissent gagner de l’argent en travaillant dans les champs au lieu d’aller à l’école. L’âge moyen auquel les filles congolaises se marient est de 17 ans, alors que les garçons se marient généralement entre 20 et 25 ans. Cette situation contribue à l’analphabétisme des femmes, car elles sont moins susceptibles que les hommes de poursuivre leurs études après le mariage.
Mais également, la RDC est touchée en raison du manque général de ressources dont dispose le ministère de l’éducation. Les enseignants ne sont pas payés à temps ou parfois pas du tout. De nombreux enseignants ont donc quitté leur emploi parce qu’ils ne peuvent pas subvenir à leurs besoins financiers sans salaire.
Progrès
Les taux d’inscription et de fréquentation au niveau de l’école primaire s’améliorent, mais ils sont toujours à la traîne par rapport aux autres pays d’Afrique subsaharienne et il reste encore beaucoup de progrès à faire. En 2007, le taux net de scolarisation était de 69% pour les écoles primaires, avec 57% pour les filles et 72% pour les garçons. En 2013, il a augmenté jusqu’à 80%. Le taux net d’inscription dans l’enseignement secondaire était de 37 % en 2007, mais il est passé à 42 % en 2013. En outre, le taux de fréquentation scolaire est passé de 91 % en 2005 à 93 % en 2013 chez les enfants âgés de 6 à 15 ans (source : UNESCO).
La RDC fait également des progrès en matière d’égalité des sexes, le taux de fréquentation des filles étant passé de 60 % en 2005 à 63 % en 2013, et la participation des filles de 71 % en 2005 à 63 % en 2013.
La RDC a connu plusieurs guerres qui ont causé la mort de nombreux enfants et les ont séparés de leurs parents. Certains ont été contraints de s’enfuir. Dans certaines régions du pays, les chefs religieux prêchent la haine entre les familles. Par conséquent, les enfants sont obligés de se séparer de leur famille parce qu’ils veulent garder leur enfant avec eux. D’autres sont victimes de sorcellerie ou violés par des adultes irresponsables.
Conclusion
Certes, des progrès ont été réalisés pour garantir que tous les enfants ont droit à l’éducation. La RDC est également signataire de diverses conventions et traités internationaux qui promeuvent l’éducation. Cependant, plusieurs défis restent à relever pour que chaque enfant ait non seulement le droit mais aussi l’accès à l’éducation. Les enfants devraient être inscrits à l’école au moins jusqu’à l’âge de 15 ans afin d’avoir une chance pour leur avenir.

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